Notre Père qui êtes aux cieux, Restez-y ! Et nous, nous resterons sur la terre Qui est quelquefois si jolie...

Notre Père qui êtes aux cieux, Restez-y ! Et nous, nous resterons sur la terre Qui est quelquefois si jolie...
Oh je voudrais tant que tu te souviennes Cette chanson était la tienne C'était ta préférée Je crois Qu'elle est de Prévert et Kosma Et chaque fois les feuilles mortes Te rappellent à mon souvenir Jour après jour Les amours mortes N'en finissent pas de mourir Avec d'autres bien sûr je m'abandonne Mais leur chanson est monotone Et peu à peu je m' indiffère A cela il n'est rien A faire Car chaque fois les feuilles mortes Te rappellent à mon souvenir Jour après jour Les amours mortes N'en finissent pas de mourir Peut-on jamais savoir par où commence Et quand finit l'indifférence Passe l'automne vienne L'hiver Et que la chanson de Prévert Cette chanson Les Feuilles Mortes _S'efface__de__mon__souvenir
Et ce jour là Mes amours mortes En auront fini de mourir...









Serge Gainsbourg
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# Posté le vendredi 18 décembre 2009 17:41

violences et tendresse

violences et tendresse
Trouve une destination à ta survie...
C'est là que c'est bancale : la vie est une belle salope, mon frère,
elle te baise et te laisse là, vide et haletant.
Elle ne se retourne pas, elle sait que tu reviendras.
Tiens regarde, t'es déjà en train de courir après. Et elle le sait ouais, elle connait la faiblesse humaine, elle sait qu'elle te baisera encore pendant des siècles. Et elle sait aussi qu'elle s'échappera à chaque fois de tes draps sales avant que tu n'aies pu saisir un fragment de son ombre, avant même que tu ne te réveilles.
Alors cours toi, cavale après cette illusion.
Moi, je suis fatiguée, je reste sur les dalles froides de la nécropole.


Les dingues et les paumés
meurent avant l'heure.

# Posté le dimanche 13 décembre 2009 08:29

" Demain, le Soleil d'hiver caressera les bouquets fébriles.
De l'espoir plein la gibecière ils iront tranquilles.
Les pigeons perdront leurs plumes ; avec elles nous écrirons l'histoire des coeurs du bitume
qui dans l'espoir nous survivront.
C'est sans fin que l'amour citadin s'allonge sur du bois vert.
C'est depuis toujours qu'y habitent l'amour et ses discours.
On pourrait croire qu'assassin, le temps nous casse. On pourrait croire que le destin, fatalement, se trace.
Quitte un jour à abandonner son tour à deux paires d'yeux, deux peaux de pêche
Éclats de rire de la jeunesse ..."

Botzaris

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 13:21

Et dans cette vie c'est tout qui rouille. Et on s'en fout... On va rester là une éternité ou deux.

  Et dans cette vie c'est tout qui rouille. Et on s'en fout... On va rester là une éternité ou deux.








" Je suis venu vous voir, avant de partir.
Y avait personne, ça vaut mieux comme ça :
je savais pas trop quoi vous dire...
Croyez pas qu'je vous abandonne, même si, encore une fois,
Je vous laisse le pire..."

# Posté le mercredi 02 décembre 2009 09:19

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 09:34

Le clown s'est pendu cette nuit.

Dans la nuit de la délivrance de l'art,
c'est à jamais la passion voluptueuse et sauvage qui s'échappe.
La mélodie se pâme sous un oeil ardent.
La corde attend sagement sur la potence.


Le glas a sonné
Le clown s'est pendu cette nuit.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 12:06

.Rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne Emile Zola

.Rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne Emile Zola
"Il fait beau, le soleil sur le pont,
je regarde les gitans
De l'autre coté du port.
Il sont beau, d'ici je ne vois pas leurs têtes
Ils sont juste beau d'être.
Tous ensemble, devant leurs caravanes
A s'agiter autour de leur conversation
Ils doivent parler très fort
J'en entends des brives, par dessus le bruit des voitures
Leur présence rayonne sur le port
On sent qu'ils existent, très fort..."

Mano Solo

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 11:07

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 14:01

Nowhere to run...

Nowhere to run...
absences et silence

Je signerai le retour un jour. Quand le verrou de la lucarne sera plus conciliant.

# Posté le mardi 11 août 2009 08:37

Modifié le mardi 27 octobre 2009 05:44

chirement diaphane d'un reste conscientique *

Déchirement diaphane d'un reste conscientique *
On tente de se battre avec des mots, cachés comme des objets volés ;
dérobés à son âme en champs de bataille.
Clandestine d'un esprit, coupant la machine souveraine. Branche giflant notre visage.
Une nouvelle, un mot délivré à la hâte, une photo... Autant de traîtres ravivant le feu dévorant de l'attente.
Cette terrible attente...

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 13:14

Au fer blanc, à la cuisante blessure de son regard Qui aurait pu dire, qui aurait pu prévoir que tout recommencerait ; encore plus amer, encore plus âcre et destructeur que jamais, devant l'impitoyable douceur de son sourire... ?

Au fer blanc, à la cuisante blessure de son regard Qui aurait pu dire, qui aurait pu prévoir que tout recommencerait ; encore plus amer, encore plus âcre et destructeur que jamais,  devant l'impitoyable douceur de son sourire... ?
Nous sommes condamnés, tous liés par le désespoir qui nous ronge,
ultime legs de l'existence.


* sans montage.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 12:50